Management de transition

Toutes les entreprises au monde ont au moins une chose en commun, à savoir : la recherche du profit et de la rentabilité. L’atteinte de ces objectifs communs n’est pas toujours évidente face aux divers obstacles et aux circonstances qui remettent en péril le fonctionnement des entreprises. Beaucoup d’entre elles, à un moment donné, ont dû appel à un manager de transition. Si ce métier reste encore assez flou pour la grande majorité des citoyens, mais pour certaines entreprises, il est d’une importance capitale. Et pour cause : tout changement important et toute évolution passe souvent par leur intervention. Découvrons dans cette représentation les concepts et principes qui entourent le management de transition et revenons sur tous les acteurs y adhérant.

Comprendre le management de transition

Le management de transition trouve ses origines aux Pays Bas au début des années 70 sous le nom d’Interim Management. Le métier s’est fortement développé aux Pays-Bas mais surtout aux États Unies, puis en Angleterre. L’Allemagne quant à elle s’est initiée dans les années 90. Il a fallu attendre une dizaine d’années avant qu’il ne gagne de l’ampleur dans l’Hexagone, c’est-à-dire dans les années 2000.

A ses débuts, le management de transition s’est imposé dans les situations de crises.Les interventions étaient opérées lors de la fermeture des sites industriels,pendant l’absence prolongée d’un dirigeant ou encore en cas de déficit d’un pallier hiérarchique. Mais au fil des ans, le métier s’est élargi pour couvrir plus de situations. Il est aujourd’hui surtout axé vers l’amélioration des performances et de gérer des projets stratégiques en vue de faire évoluer le domaine d’activité.

Le management de transition se présente aujourd’hui comme le garant de la rentabilisation de l’outil de production. Cela entraine la croissance de l’entreprise. Il n’agit plus uniquement dans les crises négatives mais aussi dans les crises positives qui ont pour issue le changement plus ou moins radical de la société. Il est d’autant plus facile d’avoir recours à des managers de transitions grâce à la fluidité du monde de travail actuel.

Management de transition : un secteur qui ne connait pas de crise

Selon la FNMT (Fabrique National de la Monnaie et du Timbre), le chiffre d’affaires des cabinets de management de transition a connu un rebondissement de 27 % en 2017. Le métier a donc connu une hausse de 5%. D’après les pronostiques des acteurs dans ce secteur, va probablement se poursuivre. À en croire les observations du réseau international Wil Group qui fait partie des pionniers, 66 % de 1580 intervenants dans ce milieu sont optimistes pour 2018. Et pour cause, les différents organismes traversent des périodes de mutation.  Elles auront donc besoin de dirigeants opérationnels et à la page des récentes évolutions du marché qui domine. Le succès leur est proposé sur un plateau par ces cabinets spécialisés qui ne cessent de se multiplier.

Mais le fait est que le système est de plus en plus concurrencé par d’autres modes plus flexibles et innovantes. Pour repérer des cadres de choc capables de diriger leurs entreprises, les donneurs d’ordre peuvent s’adresser aux indépendants. Les indépendants sont ceux qui ne sont pas affilés à un cabinet. Ceux-ci interviennent en tant que free-lances ou passent par l ‘intermédiaire des sociétés de portage salarial. Cela a considérablement amélioré l’image des managers de transition et leur méthode d’accompagnement sur le plan social. Ils proposent une convention collective de branche.

D’un autre côté, bien que les professionnels du management de transition tendent toujours à souligner les différences, le CDI intérimaire  monte aussi en puissance. Ce statut est très prisé chez les cadres, et répond favorablement aux besoins de ces derniers. Cela prouve la situation d’adversité entre les différents statuts. Cependant,ils sont tous inscrits à la Fédération des partenaires de l’emploi à la quelle participe aussi la Fédération de la formation professionnelle.

Le marché du management de transition évolue sensiblement. Quoique la gestion de crise et les missions de retournement qui ont contribué au lancement du métier dans les années 90 ne sont plus les principales raisons de leur sollicitation. Ces missions ne représentent plus que 9 % du business aujourd’hui. Ce que recherchent les clients, ce sont surtout les experts avec un fort dévolu sur la considération sociale et la soudure de l’équipe. Nous sommes bien loin des mercenaires de chocs qui remettent tout en question.

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