Le choix du statut du manager de transition

Lors de ses interventions au sein d’une société, le manager de transition qui est mandaté par la direction peut s’assigner plusieurs types de statuts.

Salarié en CDD du client final

Le manager de transition opérant dans le cadre du CDD est engagé contractuellement par l’entreprise qui le rémunère. Il est alors salarié et donc soumis au règlement intérieur pendant la durée de la mission. Le principal avantage de ce statut réside dans la possibilité pour le manager de transition de négocier avec les IRP au nom de l’entreprise. Cependant, ce mode de fonctionnement reste marginal car l’un des principes du manager de transition étant précisément de ne pas faire partie de l’entreprise pour laquelle il effectue sa mission. Il est indispensable pour cet expert de disposer du pouvoir pour exercer les responsabilités qui lui sont confiées au nom de l’entreprise. Ces actions ne sont pas régies par les dirigeants de la société. Il opère en tant que mandataire.

Salarié d’une Entreprise de Travail Temporaire (ETT)

Le manager de transition avec un statut de travailleur temporaire ou en interim trouve sa mission par le biais d’un cabinet de management de transition. Celui-ci a un statut d’entreprise de travail temporaire et le met à la disposition de son client. Dans ce cas, l’expert est rémunéré par le cabinet. Lors de sa mission au sein d’une entreprise, le manager intérimaire peut remplacer un dirigeant de la société, mais il n’est pas considéré comme un représentant de l’employeur. Il ne pourra donc pas négocier, ni conclure d’accords collectifs. 

Travailleur indépendant, exerçant en entreprise individuelle ou société (SASU, EURL)

Dans ce statut, le manager de transition choisit de créer sa propre structure (EURL,SARL, SASU etc.…). Il facture ses honoraires directement au cabinet auprès duquel il est référencé. C’est par l’intermédiaire de ce dernier qu’il a obtenu la mission. Il peut également intégrer un groupement de managers de transition indépendants. Le manager de transition jouit d’une indépendance dans ses organisations et une grande liberté dans sa manière de faire. Le recours à un groupe de management de transition lui donne accès à un réseau pour décrocher des futures missions.

Le statut d’indépendant est favorable pour les managers de transition qui ont décidé de renoncer définitivement au statut de salarié. Ils exercent uniquement un mode mission. Généralement, ils ont des périodes d’intermission assez courtes. Ils enchainent les missions de façon assez régulière. Néanmoins,l’intervention en prestation de services pour les managers de transition indépendants ne permet pas de présider les IRP. Si la mission nécessite ce type de présidence, il sera nécessaire de trouver une solution adaptée. Comme recours, on peut salarier le manager quelques jours par mois. Cette solution est un peu plus compliquée à mettre en œuvre mais n’entraine pas de coût supplémentaire.

Portage Salarial

Le manager transition en portage salarial est salarié de l’entreprise de portage qui facture ses honoraires auprès de son client. Cette entreprise reverse ces revenus sous forme de rémunération après déduction des frais de portage variant de 3 à 15%. Avec ce statut, le manager travaille de façon indépendante et en totale autonomie. Il n’a pas à créer sa propre structure et reste libre du choix de ses missions et de ses modalités d’intervention. Un grand avantage consiste aussi à le décharger de toutes démarches administratives. En plus de cela, le manager de transition en portage salarial peut bénéficier d’un accompagnement sur la partie purement opérationnelle de la mission. Toutefois, ce statut ne lui permet pas de représenter l’entreprise auprès des IRP. Il est considéré comme une personne extérieure. Pour y remédier, il est possible de salarier le manager quelques jours par mois dans le cadre d’un CDD pour qu’il puisse remplir pleinement sa mission. Dans ce cas, il est affilié au régime général de la sécurité sociale.